Très belle viste avec les Fédéralistes Européens y compris des JEFs en herbe lors de la session plénière de ce 21 mai 2025 à Bruxelles.
Débat animé et multilingue à l’assemblée de la démocratie européenne.
For more information on the 9 May events: Giovanni Merlini, UEF.be – giovanni.merl1956@gmail.com
Union of European Federalists – Belgium (UEF.be)
📅 Date: Saturday, June 7, 2025
🕚 Time: 11:00 – 14:00
📍 Location: College of Europe, Verversdijk 16, Bruges
📝 Registration Deadline: June 2, 2025
All members of UEF Belgium are invited to the Annual General Assembly to discuss key organizational matters, including:
✔️ Financial report & activity summary
✔️ Election of the new Board of Directors
✔️ Political reflections
🔗 More info & registration: Click here
📜 Convocation: Download in French
Topic: Can the European Union become a geopolitical power?
Former EU High Representative Federica Mogherini, now Rector of the College of Europe, will lead a debate on the EU’s future role in global politics.
🔗 Free Entry – Registration Required
📅 Register by June 2: Click here
📄 Event Details:
EXECUTIVE SUMMARY
The Union of European Federalists proposes a Common European Defence
As war rages on European eastern borders and transatlantic alliance is in danger, the Union of European Federalists releases a proposal for a Common European Defence System (EDS), in view of the upcoming meeting of the European Council on 6th March, the Plenary of the European Parliament of 10th March, and the publication of the White Paper on Defence on 19th March, 2025.
The EDS consists of the national armies of the Member States and a 28th European Army, coordinated in a common structure. The EDS would be compatible with NATO and could serve as its European Pillar.
The proposal calls for :
* Domenico Rossetti Di Valdalbero
Secrétaire général de L’Union des fédéralistes européens
Le temps n’est plus à la coopération internationale, mais aux rapports de force entre puissances. Il s’agit désormais de garantir notre survie face à la soif d’expansion de la Chine, de la Russie et des États-Unis.
Un nouvel empire inattendu se profile à l’ouest de l’Europe.
Donald Trump a confirmé son ambition d’être un « président impérial ». Il a notamment indiqué qu’il ne refuserait pas d’utiliser la force pour annexer le canal du Panama ou le
Groenland et a réitéré son désir d’intégrer le Canada aux États-Unis. Plus symboliquement, il a proposé de renommer le « Golfe du Mexique » en « Golfe d’Amérique.» Ceci constitue un tournant.
Loin d’être isolationnistes, les États-Unis de Trump amorcent un dangereux tournant à vocation impérialiste.
Parallèlement, Elon Musk, depuis quelques mois son allié, multiplie les prises de position politiques offusquâtes dans les affaires internes des démocraties européennes. Avec les algorithmes de son réseau social, il nous enferme vicieusement dans nos certitudes. Il apporte officiellement son soutien à Reform UK au Royaume-Uni, l’héritier du parti pro-Brexit de Nigel Farage, qu’il souhaite financer à hauteur de 100 millions de dollars. Il fait de même avec Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne, en participant à un « débat » avec sa dirigeante sur son réseau social afin de lui offrir une exposition médiatique mondiale, alors que les médias allemands maintiennent le cordon sanitaire. Rappelons que ces partis sont ouvertement anti UE, qu’ils sont sympathisants de Poutine et que l’AfD possède une proximité inquiétante avec le passé et l’idéologie nazis.
Durant sa conférence du 6 janvier, Trump a confirmé sa complaisance envers le régime de Vladimir Poutine. Ils adhèrent tous les deux à la politique de zones d’influence, voire d’espace vital, avec le Groenland pour le premier et l’Ukraine pour le second. Ceci renforce l’idée terrifiante que l’Europe est désormais prise dans un étau. En effet, l’Europe subit, depuis des années des tentatives de déstabilisation étrangères tant internes qu’externes orchestrées par la Chine et la Russie. À cela s’ajoute désormais une nouvelle menace provenant d’un État historiquement allié, qui s’inscrit dans un contexte déjà marqué par des ingérences russes répétées, telles que celles dans les élections roumaines et les sabotages de câbles de communication en mer Baltique fragilisant nos intérêts.
L’Europe est désormais cernée par des empires renaissants dépourvus de toute considération pour les Européens, dirigés par des hommes autoritaires animés par une soif insatiable de puissance et d’expansion.
Dans ce contexte, nous avons besoin d’un sursaut, un véritable saut en avant dans l’intégration européenne comme plaidé dans les rapports d’Enrico Letta, Mario Draghi et Sauli Niinistö, une action offensive. Il est désormais plus urgent que jamais de fédérer l’Europe et tous les pays européens qui le souhaitent dans une fédération solide capable de garantir la démocratie en son sein et de préserver son intégrité et son indépendance face à cette « internationale impériale» qui représente près de 2 milliards d’individus et un PIB annuel proche de 50.000 milliards d’euros, soit plus de deux fois et demie le PIB de l’UE.
Que se passera-t-il demain si Trump passe des paroles aux actes ? Les États de l’UE sont-ils prêts à envoyer des troupes défendre le Groenland, les pays baltes ? Où va-t-on laisser l’Europe être partitionnée comme trop de fois dans l’histoire ?
Comme le disait Paul-Henri Spaak dans les années cinquante, «il n’y a plus que des petits pays en Europe, mais certains ne le savent pas ». Les États européens risquent d’être laminés s’ils restent désunis. En revanche, ensemble, nous sommes capables de défendre ce qui nous est le plus cher : la liberté, la solidarité, la paix, le respect des minorités, la coopération entre nos citoyens et nos États. Il ne s’agit plus seulement d’améliorer le fonctionnement de l’UE, de la rendre plus démocratique, d’assurer prospérité et bien-être à notre continent. Il s’agit désormais, aussi, de garantir notre survie face à des empires dont la marche en avant ne cessera que si nous nous unissons. Si nous ne prenons pas dès aujourd’hui la route de la démocratie fédérale, d’une véritable constitution européenne vers les États-Unis d’Europe, nous risquons de sombrer collectivement dans une époque sombre, où ces nouveaux empires joueront de notre division. Une période imprévisible dont l’histoire nous enseigne qu’elle peut finir très mal. Le processus de fédéralisation, d’union et de construction d’une défense européenne est notre ultime dissuasion contre ces empires. Il prendra nécessairement du temps. Or, ce temps sera mis à profit par nos opposants internes (les partis d’extrême droite et d’extrême gauche) et externes, pour avancer leurs pions à nos dépens.
Le principe de réalité nous amène à penser que le temps n’est malheureusement plus à la coopération internationale, mais aux rapports de force entre puissances. L’Europe doit prendre acte de cette nouvelle donne géopolitique. L’Europe doit changer de logiciel. Prise en étau, l’Europe sera unie, fédérale, ou elle ne sera plus.
* Article cosigné par d’autres membres de l’UEF.be:
François Mennerat | Jean Marsia | Philippe van Damme | Marcel Vanden Clooster | Francisco Vigalondo | Michele Ciavarini Azzi | Lucian Alexandru Onisei | Giovanni Merlini
Together for Europe
Many cities, one voice
On the 15 March 2025, 3:30 pm in Brussels Place de l’Albertine, the Union of European Federalists, together with other organisations, will join the demonstration for Europe.
This initiative, started with “Una piazza per l’Europa” promoted in Rome from Michele Serra’s appeal and now arrived to Brussels.
“…Yet I do think that a demonstration with only European flags, with the sole goal (doesn’t matter how ambitious — what matters is the vision, the value) of defending the freedom and unity of the European peoples, would have a profound and reassuring meaning for those who take part in it…” – Michele Serra
You can read the full appeal of Michele Serra here: LINK.
We will gather with EU flags to reiterate the urgent need for the United States of Europe.
Currently, we are witnessing the excessive power of imperialism from China, Russia, and now the USA. Trump’s presidency is transforming the leading power of the free world and Europe’s undisputed ally into a nation that disregards democracy. In the name of extreme nationalism, the U.S. now operates solely on the logic of force and oppression.
Only united can we, as Europeans, protect ourselves from the dual threat already underway: against our security, which Trump views as a burden and is willing to sell, along with Ukraine’s; and against democracy, which hinders the rise of a new autocratic and populist international order.
Together, we can keep hope alive and fight for our principles and values. We can promote a different model of state and society, founded on freedom, democracy, justice, and solidarity.
Europe has the potential to embody these values and more, defeating nationalism. However, today’s fragmented and divided Europe is too vulnerable and weak. We need the federal Europe envisioned in the Ventotene Manifesto, one that can channel popular passions into a new mold of supranational democracy.
The dream of the United States of Europe has become a necessity for all. Let’s unite next Saturday to amplify the voices of citizens demanding a future of freedom and the creation of the United States of Europe.
Let’s do it! Everyone in Brussels or close is invited to join us! Saturday 15 March at 3.30 pm in Place de l’Albertine in Brussels.
Bring your European flag! Porta la tua bandiera europea! Amenez votre drapeau européen ! Breng je Europese vlag mee! Φέρτε μαζί σας την Ευρωπαϊκή σημαία! Tuo mukaan Eurooppa-lippusi!
The year 2024 has been marked by three important reports from Enrico Letta (Much More Than a Market), Mario Draghi (The Future of European Competitiveness) and Sauli Niinistö (Safer together: A path towards a fully prepared Union).
In the context of the return of Donald Trump to the White House, what lessons can be learned from those reports and for the future of Europe?
Domenico Rossetti di Valdalbero from UEF.Be moderated the debate that was introduced by Catherine Vieilledent from UEF Groupe Europe.
Four speakers were intervening: Domenec Ruiz Devesa, former MEP and President of UEF, Eric Phillipart, Sherpa for the Letta Report and Senior Expert at DG GROW, Valeria Ronzitti, Secretary General of the Services of General Interest and Luca Visentini, former Secretary General of the European Trade Union Confederation.
Among the insights on the Letta, Draghi and Niinistö reports that President von der Leyen quoted on 27/11/2024 in Strasbourg before her second Commission being approved by the European Parliament, one can remind:
Some quotes from the UEF event:
A European Constitution as proposed by Altieri Spinelli 40 years ago (or at least a major Treaty reform abolishing unanimity as requested by UEF President) would allow the EU to look forward at the next decades. Stronger together!

Après avoir approuvé les comptes pour 2023, élu le nouveau conseil d’administration et fait rapport des activités de l’ASBL, nous avons pu écouter et débattre avec le Ministre d’État et ancien Député européen Gérard Deprez.
En introduction G. Deprez suggère ne de pas faire une guerre de nominalisme et d’estampille sur le ‘fédéralisme européen’. Ce qui est important, ce sont les procédures et les mécanismes qui permettent d’avancer vers le fédéralisme européen, direction indispensable pour éviter un enlisement de l’Europe communautaire.
Il relève ensuite l’environnement extérieur de l’UE qui est imprévisible et dangereux (cf. guerre de la Russie en Ukraine et situation au Moyen-Orient). Cela a aussi des conséquences internes, notamment les Fake News et ingérences de pays tiers qui visent à déstabiliser l’Union européenne.
Gérard Deprez évoque ensuite les autres grands risques pour l’UE :
G. Deprez suggère deux pistes d’action vers le fédéralisme européen:
D’abord, il faut en finir avec l’unanimité qui paralyse l’intégration. Pourquoi, à l’instar des « Pouvoirs spéciaux » qui existent en Belgique, ne pas permettre à l’Exécutif européen (la Commission), de prendre des dispositions en cas d’urgence (cf. pandémie), pour une période déterminée et adoptées à la majorité qualifiée ?
Ensuite, comme l’élargissement aura lieu (attention à ceux qui veulent exacerber les frustrations liées aux lenteurs des adhésions), les Fédéralistes européens doivent se battre pour des ressources propres. Il faut revenir à la légitimité originelle des Traités mais en utilisant les outils modernes : part de la TVA, taxe carbone, taxe sur les transactions financières, emprunt européen, assiette commune sur l’impôt des sociétés (ACCIS), etc.
Enfin, G. Deprez insiste sur le besoin d’autonomie stratégique européenne dans les domaines de la santé, la défense et l’énergie.
Les membres de l’UEF.be interviennent ensuite, questionnent et débattent avec G. Deprez sur l’état de droit dans l’UE (cf. Présidence hongroise), sur le rôle des migrants pour l’économie européenne, sur la légitimité démocratique de la Commission, et sur le rôle et impacts démocratiques des médias sociaux.
Les députés du Tiers-État, c’est-à-dire de la Bourgeoisie et du Peuple, aux États généraux du Royaume de France, étaient restés, contre leur gré, à l’écart des autres députés, ceux de la Noblesse et du Clergé, dont un certain nombre les avaient cependant rejoints. Le 20 juin 1789, il leur est subitement interdit de se réunir. Avec rancoeur, mais non sans détermination, ils se réunissent alors quand même dans une salle dédiée à un jeu de balle en vogue. Ils y jurent « de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’au jour où la constitution du royaume sera établie et affermie sur des fondements solides ».
Ce fut là le véritable premier acte, pacifique et responsable, de ce qu’on appelle la « Révolution » française et, assurément, le premier pas vers l’avènement de la démocratie sur le continent européen.
Récemment élus, les représentants légitimes du Peuple européen, dépositaires de sa souveraineté intrinsèque, devraient s’imprégner de la lucidité et de la détermination de leurs modèles d’il y a 235 ans. Ils doivent imposer solennellement un remaniement en profondeur des institutions européennes afin de permettre l’avènement définitif de la démocratie à ce niveau. Eux seuls peuvent libérer celles-ci de la tutelle indue des gouvernements des États membres qui continuent de s’interposer en se prétendant les seuls interprètes légitimes du bien commun.
Afin d’établir enfin à cet effet un gouvernement européen démocratiquement légitime, contrôlé par un Parlement bicaméral, il leur revient d’élaborer au plus tôt une authentique constitution européenne que les États membres qui l’accepteront soumettront ensuite au Peuple pour approbation.
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François Mennerat |
Jean Marsia |
La question de la défense européenne sur fond de guerre en Ukraine concerne tous les électeurs et les électrices en Europe. C’est ce que démontre toutes les enquêtes et eurobaromètres les plus récents. Mais les recettes pourraient croître et créer une véritable défense européenne.
Quelles sont-elles ? C’est la question qui est posée à l’ancien patron de l’Ecole Royale Militaire, le Colonel Jean Marsia avant qu’il ne s’exprime en Lettonie à Riga devant des parlementaires lettons.