20 June 1789 – 20 June 2024 The “Oath of the Jeu de Paume”

The deputies of the Third Estate, i. e. the Bourgeoisie and the People, to the States-General of the Kingdom of France, had remained, against their will, apart from the other deputies, those of the Nobility and the Clergy, a certain number of whom had nevertheless joined them. On 20 June 1789, they were suddenly forbidden to meet. With resentment, but not without determination, they met anyway in a room dedicated to a popular ball game. In it, they swore “never to separate and to meet wherever circumstances require it, until the day when the constitution of the kingdom is established and consolidated on solid foundations”.

This was the truly first peaceful and responsible act of what is known as the French “Revolution” and, certainly, the first step towards the advent of democracy on the European continent.

Recently elected, the legitimate representatives of the European people, custodians of its intrinsic sovereignty, should imbue themselves with the lucidity and determination of their models of 235 years ago. They must solemnly impose a thorough overhaul of the European institutions to allow the definitive advent of democracy at this level. Only they can free these institutions from the undue tutelage of the governments of the Member States, which continue to interfere by claiming to be the only legitimate interpreters of the common good.

To establish at last a democratically legitimate European government, controlled by a bicameral Parliament, it is up to them to draw up a genuine European constitution as soon as possible, which the Member States that accept it will then submit to the People for approval.

François Mennerat

Jean Marsia

Comment sera l’année 2022 pour l’Europe ?

Parmi les articles intéressants sur l’Union européenne, deux méritent notre attention parce qu’ils apportent des lueurs d’espoir. Le premier vient de Luuk van Middelaar, appelé ‘No more Mr. No’, qui signale comment le nouveau gouvernement néerlandais compte bouleverser sa politique européenne. L’autre, de Karel Lannoo, CEO du CEPS, fait écho d’une coopération interne améliorée au sein des institutions européennes. 

Le contexte politique en Europe reste incertain pour plusieurs raisons : le départ d’Angela Merkel et la venue de Olaf Scholz, les élections présidentielles en France, la présidence française pendant le premier semestre 2022, Mario Draghi président ou premier ministre? le gouvernement néerlandais et sa nouvelle orientation européenne, l’attitude des pays membres du groupe de Visegrad, les menaces à la frontière de l’Ukraine, les élections en Hongrie, le chantage sur les livraisons de gaz de Putin, les visées dominatrices de la Chine et l’attitude des Américains vis-à-vis de l’Europe.

La question qui vient à l’esprit est celle de savoir si ce remue-ménage aboutira à la reprise d’un échange d’idées entre les responsables politiques sur les besoins à court et à plus long terme de l’Europe ?  Y aura-t-il un concours de circonstances favorable en 2022 ?  Qui prendra l’initiative ? Qui maintiendra avec autorité le focus, sachant qu’un remaniement institutionnel de l’Europe nécessiterait une négociation de plusieurs années au sein d’une Convention constitutionnelle européenne.

Peu s’aventurent à formuler une vision ambitieuse sur l’avenir de l’Europe. C’est dommage.  Toutefois, sans vision, même la plus brillante analyse de la situation en Europe ne résoudra rien. Vu l’ampleur des défis qui guettent l’Europe il n’y a qu’une réponse : appeler les défis par leur nom et formuler les objectifs et les remèdes nécessaires.

L’Union des Fédéralistes Européens (UEF-Belgique) présente le fédéralisme européen comme un outil de gestion publique efficace qui peut répondre aux exigences de l’aspect institutionnel de l’Europe.  Mais il n’y pas que les institutions.  Le soutien politique de l’idée européenne est certes aussi important. Il décide si ce projet pourra être réalisé dans les délais nécessaires. L’opinion publique devra être préparée à jouer le rôle démocratique qui est le sien.

Le projet d’avenir pour l’Europe débute par la formulation de la finalité de cette Europe.   Etant sous-entendu que cet objectif peut évoluer avec le temps.  Après, les objectifs à court et à long terme doivent être pris en charge. L’élaboration des politiques spécifiques ne vient qu’à la fin du parcours.

Tout projet d’avenir doit être ambitieux sinon il manquera le rendez-vous avec l’histoire. Ambition n’est pas l’équivalent d’utopie ou d’un manque de réalisme. Par l’ambition, les protagonistes veulent réaliser ce qui est nécessaire. 

Faisons l’essai d’une formulation d’objectifs sommaires pour l’Europe. Le risque d’être incomplet ou mal compris est omniprésent. Même sous forme de projet, il indique l’orientation générale de la réforme à accomplir. Donner l’exemple peut inspirer d’autres personnes à en faire autant. La démocratie permet à chacun de propager ses idées.   Saisissons cette liberté à deux mains.

L’Union des Fédéralistes Européens-Belgique juge la formule suivante intéressante : ‘L’Union politique européenne repose sur des valeurs démocratiques, une souveraineté partagée, la séparation des pouvoirs, la compétence d’agir au nom du bien commun européen, une autonomie stratégique et une citoyenneté solidaire. L’Union politique européenne protège de la sorte son indépendance, sa prospérité, son bien-être et son mode de vie.  L’Union politique européenne avancera pas à pas et de façon prévisible’.  

En bref, une Europe postnationale et fédérale.

Cette définition sommaire et probablement incomplète est de loin plus ambitieuse que  celle de l’intergouvernementalisme appliqué en ce moment. Il y a l’élément démocratique et de légitimation, la participation accrue du citoyen, une structure institutionnelle cohérente et capable d’agir de façon autonome. Chaque aspect contribue à faire face aux défis de l’Union européenne.

Personne ne peut se soustraire à sa responsabilité vis-à-vis de son avenir. Cet avenir implique la définition de l’ensemble des caractéristiques sociétales et politiques, savoir par quels moyens institutionnels ce projet pourra se concrétiser et se rendre compte que la transition vers le but final s’accompagnera d’un effort considérable de la part de ses protagonistes.

La vie ne peut être l’expression d’un consumérisme à outrance ou de gaspillage ou d’un vide mental. La pérennité de la société européenne demande davantage à ceux qui sont capables de formuler des projets d’avenir de l’Europe. Les faire dialoguer en public l’est autant.

Le bien commun européen devient de plus en plus évident. Une prise de conscience s’impose à ce sujet. Les projets d’avenir pour l’Europe doivent se multiplier et se concurrencer afin de gagner la préférence du citoyen européen. Un débat public sur les lignes directrices de cette Europe doit avoir lieu.

Au cas où les forces démocratiques et nos leaders politiques négligeraient l’idée européenne, les extrémistes en feront un projet autoritaire à l’opposé d’un projet humaniste, équitable et bénéfique pour tous.

Espoir et confiance dans un projet ambitieux et partagé est le meilleur signal positif que les citoyens européens puissent recevoir.

Robert Verschooten, Christian Gossiaux, Eric Verhoestraete

Défense et souveraineté de l’Union : les leçons de l’Afghanistan

Une opinion de Jean Marsia et Domenico Rossetti di Valdalbero,Union des Fédéralistes Européens. Opinion cosignée par Nezka Figelj, Michele Ciavarini Azzi, François Mennerat, Giorgio Clarotti et Robert Verschooten, Union des Fédéralistes Européens.

Les États membres de l’Union avaient envoyé près de 100 000 hommes en Afghanistan et ce pays était le premier récipiendaire de l’aide au développement européenne.

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Carte blanche: Faut-il bâtir une souveraineté numérique nationale et européenne?

Par Francisco Vigalondo, Marcel Vanden Clooster, Domenico Rossetti di Valdalbero, Nezka FigeljUnion des Fédéralistes européens.

L’établissement d’une Fédération européenne avec une politique numérique commune supranationale permettrait de sauvegarder l’unité du marché européen et de prendre en considération le souci des citoyens attachés au respect de la vie privée et à la diversité culturelle.

Lire la suite sur Le Soir.

Quel fédéralisme pour les États-Unis d’Europe ?

Nous n’avons d’autre choix valable que le fédéralisme. Nos deux institutions fédérales, la Cour de justice de l’UE et la Banque centrale européenne le montrent, en remplissant leur mission. Par contre, la méthode intergouvernementale de l’UE a trop souvent montré ses limites, ses lenteurs et son inefficacité.

Une carte blanche de Jean Marsia et Domenico Rossetti di Valdalbero, pour l’Union des Fédéralistes Européens. Cet article a été aussi co-signé par Nezka Figelj, Robert Verschooten et Paul Frix.

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Ursula von der Leyen sera-t-elle la dernière présidente désignée par les chefs d’État ?

Nous demandons aux parlementaires européens de légiférer au plus tôt sur la loi électorale européenne et de soutenir fortement l’initiative #VotersWithoutBorders, en vue de l’adoption d’une vraie loi électorale européenne.

Une opinion d’Alberto Alemanno, professeur en droit européen, HEC Paris et fondateur de The Good Lobby ; Giorgio Clarotti, co-fondateur d’Alliance4Europe et membre du Comité Fédéral de l’Union des Fédéralistes Européens (UEF), d’Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS (Centre Emile Durkheim, Bordeaux) et directeur des études politiques et de gouvernance européennes au Collège d’Europe et de Christophe Leclercq, fondateur du Réseau Média EURACTIV et de la Fondation EURACTIV (think-&-do-tank sur la santé du secteur des médias, initiateur du programme innovant @stars4media).

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